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La parole aux écrivains: textes et entretiens inédits, Nabile Farès

Nabile Farès, L’Etrave. Voyages à travers l’islam (Bonnes feuilles)

Nabile Farès, L’Etrave. Voyages à travers l’islam[1]

Récit ? Plutôt que roman ?

Je ne puis en être juge.

J’aimerais bien donner à lire cette histoire avant de quitter ce monde : « Ce ? »

Y en aurait-il un autre ?

Pour ma part, j’en doute.

Je préfère penser que ce monde inclut tous les mondes auxquels, imaginairement, parfois, même, scientifiquement, nous ne pouvons nous empêcher de penser.

Ce qui veut dire, en d’autres termes, que, contrairement à ce qu’on aurait pu croire : je ne suis pas athée.

Ceci est une opinion personnelle : elle m’évite de penser que, dans ce monde, des mondes s’excluent, des personnes s’excluent, ou, sont exclues à cause de leur religion, de leur langue, à cause de n’importe quoi, pur prétexte à exclusion, d’ailleurs, comme s’il s’agissait toujours de pouvoir exclure, que l’intelligence devait se manifester sous la forme de l’exclusion : moi ? Mieux que… ?

Et, toi ?

Mieux que toi ?

Pur sabir !

Je suis né dans ce qui s’appelait auparavant, du moins dans cette partie du monde, j’insiste, de ce monde, dans les colonies, au Maghreb, pour être précis, et si vous ouvrez les pages d’un Larousse ou d’un Littré, vous verrez écrit pour Sabir que c’est un jargon mêlé d’arabe, de français, d’italien, d’espagnol, qui était en usage dans les ports méditerranéens, mais, pas seulement ; sorte de langue, qui, malgré son aspect kaléidoscopique, permettait au gens différents, de mondes, et, surtout d’histoires différentes, de parler, de vivre, même dans des conditions différentes, à condition, cependant, d’inventer quelque chose, pour aller au-delà, de l’exclusion, veux-je dire.

Mes parents, qui, aujourd’hui, sont décédés dans ce monde, m’ont parlé de ce temps où eux avaient vécu cette exclusion dont, à mon tour, sans prétention, mais, avec quelque douleur, je peux parler, et, je parlerai : les époques sont différentes, les générations aussi, mais, si je ne vis pas ce que mes parents ont, eux, vécu, entre les générations persistent des douleurs, des points encore vifs, accrochés à ces mondes d’exclusion dans ce monde où tous les mondes vivent, dirai-je, selon les croyances, les langues, les histoires, les religions ; et, par exemple, moi, aujourd’hui, dans ce monde où je vis, où je vivais assez solitairement, je dispose de trois kippas me couvrant, à certains moments, le haut de la tête, l’une à dominante blanche venue de Venise, achetée tout près de l’ancienne synagogue, l’autre à dominante bleue achetée dans l’ancienne et rebâtie synagogue de Rome qui est là avant de traverser le Tevere, de marcher dans le vieux quartier résidentiel, à étages, quatre, huit tout au plus, par familles suspendues comme elles le furent aussi à Venise dans le quartier de la Guidecca, familles accueillies et placées dans un autre territoire, surveillées, et, pour certaines, avant d’être envoyées en déportation et camps de la mort.

Même si je me suis souvent demandé pourquoi tant de malheurs avaient eu lieu à cette époque pas si éloignée de la nôtre, aucune des explications données et existantes ne m’a jamais satisfait.

Je suppose, qu’il en sera ainsi, après ma mort, pour tous les temps ; j’insiste : c’est bien à partir de cette insatisfaction, ces points restés vifs que j’ai rencontré Rachel ; insatisfaction, douleur qui demeure en elle, qui a été pour une grande part dans sa conversion au judaïsme, en plus du prénom que ses parents lui avaient donné au moment de sa naissance.

[…]

Ce qui était une façon de faire parler Anna de l’attention qu’elle portait à son personnage ; Anna, yeux, très ouverts au-dessus d’un sourire porteur de multiples ravissements : mais, bien sûr qu’Elly est avec moi, et, je disais à Monsieur l’étranger, que ce que m’a appris Elly, c’est à ne pas avoir peur des ……, et dire ce qu’ils sont, les empêcher de se cacher, j’ai bien vu, lu, ce qui s’était passé en Indonésie, à Bali, au Pakistan, en Afghanistan, en Tunisie, Y’Allah, Y’Allah, dans tous ces pays que je ne connais pas encore, j’aimerais tant y aller, voir, comment tout le monde vit, j’ai ajouté des personnes sur mes desseins, mes design, comme moi, (pour ne pas les oublier dans mes constructions), ce qu’a bien vu ma professeure de peinture, qui n’a rien dit, alors, si j’ai un peu parlé, dans ce que j’ai écrit de ce qui me troublait, j’ai pu écrire quelques mots sur mes réveils, mes silences, comment vous le dire, dit Anna qui danse, tournoie devant nous, difficiles, il parait qu’il vaut mieux vivre des cauchemars que des terreurs ou rencontrer des monstres qui vous font de telles peurs, plusieurs, parait-il…

Anna laissa ces derniers mots en suspens, peut-être pour qu’ils se déplacent entre nous, et, après tout, ne lui fassent plus peur, ne nous fassent plus peur, et, c’est à ce moment-là que Rachel a dit cette phrase que j’entends encore parcourir en moi toutes sortes de gargouillis, régions, souvenirs mal-passés, à peine contrôlables, encore en moi, malgré une… voici le mot que je n’écrirai plus comme cela… : « Lorsqu’une enfant écrit comme ça, dit Rachel, c’est comme si le monde se mettait à changer ». 

Le monde ? Rachel, Anna, la professeure, la jolie maman aux yeux clairs, Elly, l’homme religieux, le rabbin attentif à la conversion, Hanouka, vous, elles, eux, les lumières, la vie, moi ?

Tout ce monde pour faire en sorte que les …… ne soient plus parmi nous ?

Un pays devenu « nôtre » ?

Farès-L'EtraveCe qui, quelques années plus tôt s’était révélé particulièrement vrai, pour la maman aux yeux clairs et Rachel, après l’année 48, puis celle de 1967, 74, devenait, aujourd’hui encore, une nécessité : un pays devenu nôtre ; ce qui n’était pas si mal, dans le fond, un pays, comme le mien, dit Anna, qui est devenu nôtre, où vivraient Rachel et vous, l’étranger, avec Elly, l’étranger supposé de mon écrit, qu’en pensez-vous? Vous ne seriez plus l’étranger monstrueux, mais l’étranger amical, cela vous plairait-il ? Vous avez cette chance d’être né /e/ ailleurs ? Ah-bon ?… Où ?…Comme si nous avions été soulevés, embarqués, tous deux, Myriam et moi, le chirurgien et moi, la chambre et moi, la fenêtre, la terrasse, la mer, la maladie, les artères, le cœur, l’horizon, le livre et moi, l’écriture, le carnet, le stylo, la table de nuit, l’orage, les pluies, la longue route qui descendait vers la ville de Castiglione, l’écriture et moi, les vagues, tous deux portés par la prestigieuse inattendue symphonie des mouettes, quel soulagement tout de même, mouettes aimées, émues, harpes du mont Castiglione, traversant l’aquarium, sirènes civilisées, nous, embarqués sur des algues glissantes, applaudis par les crabes, les crevettes agiles, les oursins en goguette, les mérous amoureux, les poulpes devenus voyants, les murènes furtives, intelligentes, fermes, les seiches maquillant notre route, notre envolée corporelle à vélo, spirituelle, à vélo, à travers ciels, nuages, parfums, thyms, lentisques, maquis, amphores, poteries, encore présentes, ébréchées, nous, envolés au-dessus des vieilles, odorantes ruines de Timgad, Sbeîtla, Cherchell, Castiglione, Tipaza, envolée amusée, enivrée, Myriam, la reine de Saba, et, Salomon, le vélo, réunis, dans cette course aux parfums, aux arbres, aux épices, aux fleurs, aux champs, aux paroles, aux corps, aux souffles, aux baisers, à la vérité mensongère et belle, r-é-con-for-tan-te, aux sens, aux cantiques renouvelés, toujours intacts, souverains, alors que lui, l’oncle que je n’ai jamais, au grand jamais, entendu parler, dire un mot, quelques mots, à propos de ce qui était, pour lui, sans doute, tabou, coagulé, dénié, « rechaso », disent les Espagnols, du judaïsme, jamais il ne dit un mot à propos des personnes juives qui vivaient ici, dans ce pays, « juive », « juif », mots imprononcés, imprononçables, je veux dire, plus par peur, tabou, superstition, serait plus juste, im-pro-non-cés plus par peur, ignorance, égoïsme, sans doute, pour autant que l’égoïsme, le penser-qu’à soi, n’amplifie pas ni n’améliore les connaissances, mais, isole, plutôt, comme toute maladie de l’âme, « juives », « juifs », mots restés imprononçables par lui, l’oncle, qui était si fier de sa première affectation d’instituteur dans ce qui s’appelait « la campagne », lui, « l’instituteur de campagne », « du bled », des villages, des collines, des plaines, des montagnes où il se rendait, selon les « raconti » les légendes scolaires photographiées, « Tu le vois là, à dos d’âne… ou de… mulet » avant qu’il ne franchisse, lui, bien des années plus tard cette première condition pratique de terrain, de boues, sous les pluies, de bronchites à répétitions, persistantes en hiver, de sacoches trempées, dont sa femme avait gardé les reliques et les cuirs, cahiers, carnets, buvards, stylos, plumiers, plumes Sergent Major, « l’instituteur du bled », crayons, gommes, pour aller vivre avec sa petite, nombreuse, famille, un enfant mort, six enfants, une fille, une sœur, cinq frères, elle, tous, en hiérarchies, après une longue poursuite, le dernier enfant fut une fille, après tout ce temps passé à battre, instruire, parcourir, la campagne, pour aller vivre dans la ville très ancienne et nouvelle, sauvage, polie, berbère, amazigh, phénicienne, grecque, romaine, arabe, turque, française, européenne, ville auréolée, célébrée, inoubliée, par la vie et l’invention d’un mathématicien célèbre, dont le nom parvint jusqu’à un séminaire très connu, avant et après une excommunication promue, instaurée pour la cause, le verbatissime Jacques Lacan, Fibonacci, venu, une année de ces Mille trois cents ans et quelques années, dans cette ville aux parlers, écritures, berbères, amazigh, italiennes, arabes, françaises, au prénom et nom retentissant de Leonardo de Pise dont le portrait, la démarche, la sculpture, plus que la statue, figure sur la place ombragée qui mène aux chefs-d’œuvre architecturaux Del Campo Dei Miracoli qui abritent les fresques cocasses, orgiaques, horribles, insensées d’une descente aux enfers magnifiée, au titre si troublant, contemporain, comme si nous étions contemporains de ce treizième siècle qui vit surgir les trois états du Triomphe de la Mort, lui, l’oncle, passant de villes en villes, se gratifiant, ainsi, d’un devoir d’éducation qui allait bien au-delà de sa propre famille, mais qui, toutefois, n’aborderait pas, jamais, au grand jamais, les lignes historiques, matrimoniales, patrimoniales, pour ma part, non pas refoulées, mais, ô combien violemment refusées, de ce judaïsme qui nous importe, nous trouble, nous rêve, nous hante, nous interroge, nous angoisse, nous vit, nous nomme, nous enchante, nous atteint, nous terrasse, nous porte, nous vivants et morts, nous sublime, nous force, nous poursuit, et, là, toujours aussi vivant, parlant, chantant, psalmodiant, priant, écrivant, celui que j’aurais aimé apprendre enfant, pour comprendre l’histoire chrétienne orientale et occidentale, celle de l’islam, aussi bien, oriental et occidental, ce judaïsme qui manque, non pas de présence, mais, de reconnaissance et de soin dans cette partie du monde appelée de différents noms tels que Algérie, Maroc, Tunisie, Mauritanie, Libye, Egypte, et, si l’on tient compte des migrations qui eurent lieu vers le quinzième, quatorzième siècle avant l’expression chrétienne écrite ainsi, – « J.–C » –, l’ère commune, l’île de Siwa, l’île des forteresses, vers l’Afrique du Nord, le dénommé Maghreb, vers la Tamazgha, nom féminin, ancien, de la langue, territoire peuplé, aux mots, noms, prénoms, longtemps interdits, non reconnus, balbutiés, clandestins, recouverts par une nouvelle chaîne de télévision à la dénomination incroyablement absurde, d’une modernité à faire blêmir tout fondamentaliste en mal de reconduction au Ier siècle de l’invention construction coranique, dire le nom de la chaîne, mettre un frein au vélo, dire si cette chaîne existe sous ce nom Coran TV Bien sûr !

[…]

« L’Umsit », l’enseigne de L’unité mobile de soins intensifs se transformait en une voix fine, agréable mélodie de l’être, de ma douleur, de ma trouille, de mon amour fou, cette voix me parvenait et envahissait la pièce, la chambre, la fenêtre, l’espace de vie, la vision, le bélier, le dieu absent, qui parlait ; la voix de Rachel me parvenait, transperçait un être, une guenille, un souffle, une savate, un écueil, une épave, un filet humain, un profil humain, un front humain, un cerveau humain, une artère humaine, un cœur humain, un battement de cœur, un moi-corps-complètement lessivé, rigoureusement aplati, suivie de la réponse qui en avait saisi l’interrogation, crainte, atermoiement : « Vers 18h, 18h30, c’est une opération qui dure à peu près 4 à 5 heures, que je pratique à cœur battant, j’ouvre, ici, je vois, j’opère. »

Là-haut, dans les étoiles invisibles, la voie lactée, voix somptueuse, invisible trace du silence des pères, des enfants, des mânes, ancêtres, morts, disparus, respirations inaudibles, arbres, orages, pluies, solitudes qui m’entourent ; le cœur s’ouvre, bat en ce corps qui dort, inlassablement, le cœur, l’organe compagnon, témoin léger, discret, impuissant, cependant, compatissant, je suppose, lié au sort, le mot « sort » est tout de même un peu fort, (sort, fort : une seule lettre déplacée et le monde, la vie, s’en trouvent chamboulés).

Pointe, tout de même, avec élan, force, l’autre voix qui, au-delà d’une mort qui serait proche, fait entendre ceci : Ne t’en fais pas, mon fils ; ta femme est là, le téléphone aussi. Et, songe plutôt à tout ce que tu as connu. Viens là pour courser cette nuit, ta nuit, d’éclairs, d’abîmes, de pays, de carrefours, Désirs, Meurtres et Compagnie, Laïos, Œdipe, Jocaste, Electre, Médée, Clytemnestre, transportés, maintenant, en pays de connaissance, en pays arabe, en pays kabyle, en pays musulman, chrétien, juif, laïque, Agamemnon, Egyste, Chronos, Saturne, Antigone, Polynice-Complex, Freud et Yung, Freud et Hamlet, Freud et Dostoïevski, Freud et Shakespeare, Freud et le désir, Meshugge, la ballade de Peter Schlemihl, quelques mots du yiddishland la mort du père, celle du fils, alors ? Antigone, par exemple, ou ma sœur, ou, moi-même, petite voix, déjà ensevelie ? Mondes qui te délirent, en un nouveau verbe transitif, qui t’effeuillent, dont tu recueilles les histoires qui, aujourd’hui, te bousculent, car il est vrai que tout un monde a dû s’enfuir, comme Ibn Rochd, l’Averroes latin, Ibn Gabirol, Maïmonide et Ibn Arabi durent quitter Cordoue, Murcia, l’Andalousie musulmane traversée, persécutée par un intégrisme non encore espagnol, mais bien musulman, précipitant leurs exils jusqu’en Egypte, le Caire, l’Arabie, la Mecque, Damas, la Syrie, accrochés aux basques, manteaux, échecs, retours, et, comme tu le sais maintenant si bien, des croisades… Ce que tu appelles… Fantasmes, Malheurs, Malédictions d’aujourd’hui… Tu as dû quitter le pays où tu vivais, l’âme, le corps, en lambeaux, déchiquetés par le départ, tandis que Moi, petite voix, enfouie sous le cœur, les croyances, et, les langues, je te parle, oui, du père qui, lui, t’a foutu à la porte, battu, un après-midi, après t’avoir cherché, fait sortir des herbes folles, ronces, orties, ton Egypte, qui poussaient, là, en face de votre maison honorable, privilégiée, la maison du privilégié, disait-on, celle du père qui t’avait battu aux jambes nues, toi, qui n’avais pas voulu ramasser les peaux d’orange que ton frère le plus âgé avait jetées dans la chambre sombre de la mère qui, cette année-là, sans l’habileté du médecin qui vous aimait, indigènes de l’époque, musulmans, sans guerres ni drapeaux, serait morte de cette maladie qui emportait tout, en plus du colonialisme, racisme, antisémitisme, anti-indigène, la typhoïde.

[…]

… il faudrait que nous puissions entendre, nous, les dits humains musulmans, ce que cette origine nous propose de traverser, en écrivant, ainsi, d’un coup : penser l’origine en la traversant ; et, surtout, ne pas avaler l’origine de travers, ce qu’aurait fait, après et avant 1492, une certaine chrétienté, – pas toute – celle qui sombra dans l’inquisition, dans la chasse aux Moriscos, aux convertis, aux juifs restés fidèles à leur judaïté, aux quelques musulmans encore présents en Andalousie, ce que fit l’Islam dans ses meurtres « fous » de califes – 4, successivement – et de mystiques, comme El Hallaj, Sohrawardi, Djallal-Eddine Rûmi, aux noms resplendissants, cet islam aux intégrismes périodiques, antérieurs mêmes à celui de la chrétienté, cet islam de mort dont le père traquait les incidences :

Oui, méditer la pluralité des origines de l’islam, la vie de Mohammed, des tribus, leurs commerces, voyages, leurs langues, dont l’une sera, au fur et à mesure, choisie parmi d’autres, comme étant la langue de ce texte multiple dont chaque personne tentera de s’approprier la force sous les titres aujourd’hui périmés, datés, d’Emirs, ayant eu leur temps de batailles, de guerres, de défaites, de gloires et de méprises.

Avoir associé, aujourd’hui, l’islam à la mort de tout ce qui n’est pas musulman est la pire des… existe-t-il un mot assez fort, juste, pour le dire… ou… existe-t-il des milliers de mots pour l’écrire ?

[…]

Nabile-FarèsQuestion à laquelle j’aurais dû répondre comme dans un conte fort connu du « Château de Barbe-Bleue » : « Et toi, chère Anna, comment vas-tu ? Ne vois-tu rien venir ? ». Mais, je dis, je vais bien, chère Anna. J’irais beaucoup mieux si ceux qui se disent islamistes devenaient beaucoup moins idolâtres et ne croyaient plus aux bombes, aux ceintures d’explosifs, et, à gouverner la terre entière. Ce qui va directement à l’encontre de toute religion qui demande toujours à être pacifiée en son fond, vis-à-vis des autres religions et croyances. Oui, j’irais beaucoup mieux si ce que tu vas voir de temps en temps dans tes promenades du Champ de Mars devenait au-delà d’une espérance une écriture pour maintenant. Alors, là, j’irai bien ; ce à quoi Anna répondit très joliment : Mais, je le souhaite, mon cher étranger ; et, bienvenu au pays de tout le monde, ajouta-t-elle, en souriant. C’est bientôt mon anniversaire, tu seras là ?

[1] Nabile Farès, L’Etrave. Voyages à travers l’islam, Préface de Beida Chikhi, Alger, éd. Barzakh, 2017.

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