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La parole aux écrivains: textes et entretiens inédits

Entretien avec Gracia Bejjani

« L’écriture peut être une vulnérabilité »

Entretien réalisé par Sandrine Meslet

Ce n’est pas son nom qui le grise

Mais qu’il soit murmuré tout bas

Le secret d’un cœur qui se brise

Dans des voix qu’il ne connaît pas

Joël Bousquet, « Le Large », La connaissance du soir, 1945.

Gracia Bejjani écrit depuis de très longues années. Nous ne connaissions ni son histoire, ni ses textes. Nous l’avons rencontrée, nous avons découvert ses textes et, séduits, nous lui avons proposé de publier une nouvelle de son choix sur notre site. Nous espérons que vous partagerez notre goût pour cette fiévreuse prose poétique.

S. M : Est-ce que tu peux me parler déjà de ton parcours, de ta vie, de ce que tu fais aujourd’hui ? Comment est-ce qu’on mêle l’écriture et la vie professionnelle ?

G. B. : Le parcours ce serait trop long (rires). Je suis d’origine libanaise, j’ai quitté le Liban à vingt ans. Du coup, il s’est passé beaucoup de choses entre temps. C’était en temps de guerre mais j’ai quitté le pays pour des raisons plus personnelles. Les premières années, j’ai beaucoup voyagé puis je me suis installée en France. Maintenant je travaille dans le milieu de la presse, édition, web et communication, principalement médicale. Quand j’ai un projet [d’écriture], je me réveille tôt, pour écrire avant le travail. Le weekend, je me coupe un peu du monde pour avoir un moment à moi, pour consacrer du temps à l’écriture. Mais parfois, même quand je le décide, mon boulot étant vraiment très prenant, je n’arrive pas toujours à dégager assez de temps pour l’écriture. Pourtant, l’écriture c’est le sens de ma vie, et je fais tout pour lui donner de la place, la 1ère place. Mais il y a des choses qu’on ne maîtrise pas, on ne peut pas tout contrôler.

S. M. : Ça a toujours été comme ça ? C’est-à-dire que l’écriture t’a toujours accompagnée ou bien est-ce que c’est quelque chose qui a grandi avec les années ? Comment est-ce que tu définirais ce rapport à l’écriture que tu entretiens ?

G. B. : Assez tôt dans ma jeunesse, l’écriture a été pour moi une manière de tenter, si je peux dire, une existence un peu personnelle. Je ne sais pas si tu connais l’orient mais la famille et la communauté sont très présentes. Donc c’est un peu difficile surtout quand on est ado et qu’on veut vraiment se dire « je ». L’écriture était pour moi ce moyen-là. Très vite, c’est devenu ma bulle de solitude. C’était pouvoir exister de manière singulière. Il n’y a de pas jugement de valeur derrière ce mot-là, c’était juste exister de manière différente, où je me sens en phase, en accord avec ma vie. J’ai très tôt commencé à écrire des poèmes que je cachais, bien entendu. Un jour, je les ai lus à un professeur qui m’a dit que c’était très bien et qu’il fallait que je continue, ça m’a encouragé à poursuivre ; mais quand j’ai quitté le Liban, j’ai brûlé tout ce que j’avais écrit dans un acte assez violent, une sorte d’autodafé parce que, quelque part, c’était comme me brûler moi-même. Cela pour dire à quel point l’écriture n’est pas un geste anodin. Mais c’est une sorte de quête d’identité, une manière de se demander ce qu’est la différence, comment elle peut exister dans un milieu qui cherche à uniformiser.

Gracia Bejjani

S. M. : En fait, c’est un acte symbolique et fondateur très fort de brûler ses écrits. Tu as dit aussi que c’était quelque chose que tu cachais l’écriture, puis quand tu pars tu brûles tes écrits. L’écriture c’est quelque chose que l’on cache, quelque chose qui nous fait craindre une vulnérabilité face aux autres ? Comment expliques-tu ce geste ?

G. B. : J’ai toujours écrit et pendant longtemps, je me disais en quittant la maison, j’espère qu’il ne va rien m’arriver parce que je n’ai pas assez protégé mes textes d’un regard intrusif. Il ne fallait pas qu’on lise mes textes c’était tellement intime que je le vivais un peu comme un viol, j’avais peur d’une interprétation, d’une manipulation. Ça ne se base sur rien de concret. En quittant le Liban et en venant en France, j’aspirais à pouvoir être libre. L’écriture est liée à la liberté et tant que je n’ai pas les armes de ma liberté, l’écriture peut être une vulnérabilité. Je ne voulais pas que ça se lise sans que je sois, moi, consentante. Dernièrement, il s’est passé quelque chose de très étrange. Ça fait très longtemps que j’écris, je ne fais pratiquement que ça. C’est ce qui donne son essence à ma vie. J’ai plusieurs manuscrits et je me suis rendue compte que je ne serai jamais capable d’assumer un manuscrit en mon nom propre. C’est relié à ça, c’est comme si j’étais scindée en deux : la petite fille comme il faut et celle qui écrit. Il y a eu un basculement il n’y a pas très longtemps en suivant quelques personnes sur Facebook. Alors que je n’y ai jamais rien partagé de personnel, je me suis rendue comte que beaucoup d’auteurs mettaient leurs textes. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais j’ai eu une envie, presque une nécessité, de m’exposer. Je me suis dit, ce n’est pas possible, j’ai 50 ans et personne dans ma famille proche ou non ne sait que j’écris alors que c’est ce qui me constitue. Comment est-ce possible de ne pas oser à ce point être soi ? Quand j’ai commencé à publier les textes ou à les lire sur mon mur, ils ont été accueillis avec étonnement. Je continue à le faire maintenant, j’ai même créé ma chaîne Youtube pour les vidéos « textes », mais avec toujours ce doute. En m’interrogeant sur l’exposition que produisent ces publications, vidéos ou autres. Ça a été un pas décisif. Je me suis dit si jamais un jour tu es publiée, prépare-le, ose dire ce que tu es, ose dire que tu écris. Encore une fois, au-delà d’un jugement de valeur sur les textes en soi, oser dire « moi, l’écriture, sous toutes ses formes, c’est mon truc, même si ça ne vous plaît pas, même si ça vous heurte. »

S. M. : Est-ce que tu as ressenti une sorte d’excitation mêlée d’inquiétude et, au final, un soulagement au moment où tu as publié tes textes ?

G. B. : Au début, c’était beaucoup d’inquiétude, surtout liée au Liban. Ici, quelque part j’existe depuis trente ans, la France est mon deuxième pays. Je n’ai pas cette inquiétude comme avec le Liban. Et finalement, quand j’ai vu que beaucoup d’amis libanais aimaient, certains me disaient : « Quelle belle plume ! »… mais, c’était un peu tronqué, il y avait la réaction des amis et celle de la famille. Avec la famille, c’était très marrant. Quand je suis rentrée au Liban, ma mère m’a dit : « On m’a fait écouter tes textes. » et je me suis rendue compte que beaucoup s’attachaient à ce que je disais, au contenu. On me cherchait dans mes textes mais plus comme on cherche l’histoire de quelqu’un, on cherche à comprendre pourquoi elle est partie. Quelque part, la littérature n’était pas importante pour eux, pas de : est-ce que c’est beau, est-ce que ça m’a touché. C’était juste « Pourquoi tu dis ça ? Dans mes souvenirs, ce n’est pas comme ça. ». J’ai juste envie de répondre que la littérature ne cherche pas à retranscrire le réel. Je suis en train d’exister dans ce réel créé et non recréé. D’exister une deuxième fois, de me réécrire quelque part. Il ne s’agit pas d’écrire le même. Parce que si la littérature écrivait le même [réel], vous avez vos souvenirs, j’ai les miens, et ce n’est pas intéressant. Ce n’est pas un magnétophone ou un magnétoscope.

S. M. : C’est une phrase très forte dire « exister une deuxième fois dans le réel », c’est une entreprise de compensation par rapport à la première présence ? Ou bien une tentative de reconstruction ?

G. B. : Pas de compensation mais de création. Peut-être que c’est la manière que j’ai trouvée pour d’être actrice de ma vie. De manière personnelle. Ne pas juste avoir le sentiment qu’on subit sa vie et qu’on la vit un peu comme des automates. Parce qu’il y a une part obligatoire dans nos existences, quelque chose qui nous contraint vraiment dans un faire. Et puis il y a la part de liberté. L’écriture, pour moi, serait plus le lieu de l’être que du faire, dans la mesure où là, je peux participer à la création de ma vie. Là, je peux co-créer, avec le monde, ma vie, et la vie des autres en faisant passer des choses de l’ordre de l’essence. Malgré tout ce qu’on peut penser avec le ton personnel de mes textes, il y a un acte politique très fort derrière l’écriture. Et j’aimerais bien qu’il puisse exister sinon, encore une fois, je brûlerais tout ce que j’ai écrit. Parce que si je n’arrive pas à ça, si c’est juste pour parler de moi et m’exprimer, ça n’aurait servi à rien. Tout n’aurait servi à rien. J’ai envie d’éviter cet écueil-là. L’acte politique c’est par rapport au Liban encore une fois. J’ai beau avoir été, avoir vécu, aimé, m’être déployée en France bien plus longtemps qu’au Liban, il y a quelque chose du Liban que je n’arrive pas encore à épuiser en moi. Il est encore en moi. Les remous du Liban sont encore en moi. On peut penser à la méditerranée, comme si l’eau qu’il y a en moi est encore faite de ça et je ne peux pas faire autrement. L’autre jour, ma belle-sœur m’a dit « C’est superbe ce que tu écris mais arrête de parler du Liban. », dans une sorte de pudeur qu’elle peut avoir, comme pour protéger aussi quelque chose, ne pas dire ce qui peut faire mal. De la même façon, j’ai revu un jeune homme, dont je m’étais occupé lorsqu’il était jeune, qui me disait : « C’est marrant, votre génération, vous êtes tout le temps en train de ressasser la guerre du Liban, come on ! allez de l’avant ! ». Je lui ai répondu qu’il ne pouvait pas comprendre, qu’il y avait quelque chose qui ne s’était pas dit de cette guerre-là. Il y a aussi quelque chose qui ne ce dit pas assez, à mon sens, de la femme au Liban. La femme qui maintenant s’est émancipée mais en surface. Toute mon écriture tourne, quand je parle d’acte politique, autour de certains axes qui sont un peu mes obsessions. C’est l’identité singulière dans le collectif, comment exister sans se marginaliser mais sans non plus se lisser complètement, comment avoir les cheveux frisés au Liban, comment s’habiller sans prise de tête en étant femme, comment être femme mais sans que la femme ait des attributs prédéterminés, comment être aussi un peu homme en étant femme. C’est quoi le bien ? Le mal ? la vie, les valeurs. Les réponses sont-elles collectives ? personnelles ? Il y a des thèmes lancinants qui reviennent tout le temps et qui font que ce n’est pas que pour moi que j’écris.

S. M. : Qu’est-ce qui a été empêché pendant la guerre ? Qu’est-ce qui fait qu’on ne l’a pas épuisée ? Qu’est-ce qui n’a pas été dit ?

G. B. : Par rapport à la guerre, et c’est aussi valable pour toute forme de souffrance au Liban, le libanais est connu pour être quelqu’un de très optimiste, de très positif, de très combatif, qui s’adapte facilement partout. Et ça a un prix. On enlève ses habits et on les laisse aux vestiaires. On renonce à quelque chose, on évite d’écouter quelque chose de soi. Et souvent ce que j’ai vécu en étant plus jeune, lorsque je réfléchissais et que j’avais de nombreuses remises en question, c’était l’incompréhension des autres face au fait même de me poser des questions : pourquoi se prendre la tête ? A vouloir regarder la complexité de la vie, on est taxé d’être complexé. Pourquoi chercher la petite bête, pourquoi chercher à se faire souffrir. Pourquoi titiller l’autre, on est bien comme ça. Regarde le côté positif. J’ai moi aussi ce côté, je reste libanaise. Mais autant de déni, parfois c’est un peu compliqué. En même temps ce déni, je peux le comprendre. Quand on n’a pas vécu une guerre, on ne sait pas ce que c’est. Une guerre, il y a un moment, on a juste envie que ça s’arrête. Il y a quelque chose d’animal qui sort de nous. Je me rappellerai toujours d’une phrase, pourtant je n’ai pas de mémoire, mais il y a des phrases qui montent comme des pointes de mon passé. À un moment donné, c’était vraiment très dur, ça s’était intensifié, on ne connaissait pas de répit et quelqu’un de ma famille a dit alors qu’il était très politisé « Que le diable vienne nous gouverner mais que ça cesse ! » Je pense que par l’écriture il peut y avoir une mise à distance, elle peut permettre non pas de décoller du réel mais de proposer un réel écrit dans la langue, avec la puissance de ce que peut la langue et qui fait que notre souffrance, si elle est dite, peut devenir autre chose. C’est peut-être ce qu’on appelle la sublimation.

S. M. : Dans « Jeddo », tu parles de cet enterrement auquel tu n’es pas allée, est-ce que l’écriture est venue raconter le Liban à un moment où tu y allais moins ? Comment s’est passé le lien avec le territoire au cours de ces années ?

G. B. : En fait, il y a toute ma famille là-bas. Au début de l’exil, j’y retournais beaucoup moins un peu par manque d’argent mais surtout parce que j’avais besoin de cette distance. En quittant le Liban, j’avais une sorte de rêve de ma vie, celui de vivre comme une bohémienne dans l’exacerbation de l’idée de liberté. La vivre de façon artistique dans le sens fort. Finalement, je me retrouve dans un bureau. Va savoir ce qu’est une vie poétique, je ne sais pas (rires). Avec ce projet de départ, il y a eu la nécessité de vraiment mettre de la distance, pour trouver ma voie, qu’est-ce que j’aime moi, où est-ce je suis dans la joie et où est-ce que je suis dans la sérénité ? Pour ensuite retourner dans ces lieux de soi où quelque chose de vrai peut se réaliser. Jeddo signifie papi, ce n’est pas tout à fait le réel mais en même temps, ce grand-père, il a existé mais dans un tel manque de relation entre nous, qu’il y a des choses que j’ai dû écrire après coup. Ce ne sont pas des sentiments que j’ai eus puis que j’ai ensuite mis sur le papier. C’est dans l’autre sens, il n’y a jamais rien eu ; même de moi à lui parce que quelque chose était absent. Il n’y avait pas de fil, il y avait ce lien que je pose dans et par la langue et que je charge énormément dans le texte. En l’écrivant, m’est venu un lien du coup littéraire pas réel mais vrai, de ce qui n’est pas dit. De ce qui ne s’est pas vécu. Comme si l’absence était tellement forte qu’elle ne pouvait que marquer une très forte présence. Dans mon premier manuscrit, dans une des moutures, j’ai imaginé adresser ce livre à quelqu’un, dans le sens d’une adresse. Et c’est lui, c’est Jeddo qui m’est venu. Ce personnage est assez proche de la figure de mon grand-père. A part lui, mon jeddo, personne dans ma famille ne s’habille comme Jeddo, c’était le seul à être tout le temps en habits traditionnels, dans la vraie vie. Ce n’est pas rien symboliquement. Quelque part, ce personnage est l’emblème de ma relation à l’orient. Il est à l’image de l’exil et du lien impossible, difficile, douloureux, déchirant, étrange. Mais, en même temps, j’ai appris que ce que je voulais renier, ce à quoi je voulais tourner le dos a subsisté en moi. Ce rejet n’était pas une réponse. « Jeddo » redit l’étrangeté. Même dans l’invisible de mon être, je sais que je suis enchaînée à ça, et je ne me libérerai que lorsque j’accepterai ce lien même si l’autre est mort. Il suffit que moi je me reconnaisse dans une filiation même si elle n’est plus opérante dans la réalité, pour qu’un sens émerge de tout ça.

S. M. : Tu peux me citer des textes qui t’ont fait te sentir différente après leur lecture ou qui te servent aujourd’hui de modèle ?

G. B. : J’aime la poésie, la philosophie, la littérature mais pas quant elle raconte des histoires à rebondissements comme on pourrait en voir au cinéma. Pour moi, la littérature c’est presque constamment de la poésie et de la philosophie. Ce quelqu’un qui lit, comment est-il avant le livre et comment est-il après ? J’aime ces livres où il y a quelque chose en nous qui s’est déplacé après, ce n’est plus la même géographie à l’intérieur de nous. En quittant le Liban, je voulais rencontrer René Char et Julien Gracq, c’était un de mes projets, les rencontrer. René Char, j’aime beaucoup sa poésie. Parfois c’est trop hermétique mais j’aime bien son coté abrupt et puis le fait que quand il écrit il essaie toujours de l’ancrer dans un univers, où l’on vienne rencontrer l’homme. Ce ne sont pas juste de belles phrases. Il y aussi Joël Bousquet qui me bouleverse à chaque fois, sa poésie est juste splendide. Julien Gracq pour la beauté de la langue et pour l’engagement par rapport à la littérature, tous ses textes critiques sur la littérature je trouve cela très fort. Blanchot et Sarraute aussi qui écrivent des textes très puissants… ce sont quelques exemples qui me viennent.

S. M. : Qu’est-ce qui te plaît dans les textes ? Qu’est-ce que tu y recherches ?

G. B. : L’importance de la langue est capitale. Elle l’est d’autant plus pour quelqu’un qui écrit dans une langue non-maternelle. Pour moi, elle est sacrée mais pas adorée. Il faut qu’un texte soit écrit avec la conscience de la beauté de la langue. Mais les beaux textes sont parfois déconnectés de la chair, du réel. Moi, j’aime la chair et le côté prosaïque de la vie. C’est important que certains écrivains parviennent à poétiser cet aspect de la vie. Après tout, c’est notre monde et je n’ai pas envie de vivre dans une sphère déconnectée comme certains peuvent le craindre en accusant les écrivains de n’être que des intellectuels. J’ai envie et on peut être intellectuel, tout en ayant un pied enfoncé dans la boue et une main tendue en l’air, vers le ciel. Pour en revenir à l’écriture, quand on écrit, il y a souvent un moment où c’est la langue qui parle et pas nous. C’est-à-dire que très souvent ce qui s’écrit vient m’étonner, quelque part j’en suis moi-même déroutée. En fait, l’écriture s’écrit à travers soi. En ça je parlais tout à l’heure d’être et pas de faire, s’agissant d’écriture. Ces moments d’écriture sont pour moi des vécus magiques car j’arrête de maîtriser, j’arrête de vouloir. Tout travaille et partout, et dans tous les sens. Et les mots vont venir eux-mêmes fouiller en moi, fouiller dans cet héritage du passé et dans le monde, et dans le lien aux autres et proposer quelque chose. Être présent c’est capter cet instantané et le déposer humblement. Quand je me relis, je sais quand ça s’est produit, ça leste le texte d’une sorte de grâce.

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