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Colloques et appels à contribution, Enseignants, étudiants, élèves

Appel à contribution, « Littérature de l’altérité, altérités de la littérature : moi, nous, les autres, le monde »

APPEL A COMMUNICATION

 

  18èmes Rencontres

des chercheurs en didactique de la littérature

31 mai- 3 juin 2017

 

« Littérature de l’altérité, altérités de la littérature : moi, nous, les autres, le monde »

 

ESPE de Caen, Université de Caen

MRSH – LASLAR (Caen, EA 4256) – DYLIS (Rouen, EA 4701)

  

 

            Dans le contexte actuel d’hypermodernité[1], marqué par le brouillage des catégories du proche / lointain, voisin / étranger, les individus se fantasment en monades autosuffisantes et refusent le risque de la relation intersubjective. Pourtant, prétendre définir l’identité sans l’envisager dans sa dimension intersubjective conduit à la chosification du sujet lui-même et du monde qu’il prétend appréhender : expérience profondément inauthentique[2].

« C’est que  l’identité est d’abord un être-dans-le-monde, ainsi que disent les philosophes, un risque avant tout, qu’il faut courir, et qu’elle fournit ainsi au rapport avec l’autre et avec ce monde, en même temps qu’elle résulte de ce rapport[3]. » Cette définition dynamique de l’identité proposée par Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant fait écho à celle de l’anthropologue François Laplantine[4] qui conditionne l’existence même d’une culture à un constant travail interne de déplacement et de mouvement. Dans cette perspective, il appelle à prendre garde à l’enclavement actuel du concept d’identité, « slogan brandi comme un totem ou répété d’une manière compulsive comme une évidence paraissant avoir résolu ce qui précisément pose problème : son contenu, ses contours, sa possibilité même[5]. » Tous trois envisagent non pas un système  clos, mais un processus dynamique, ainsi résumé par François Laplantine : l’identité n’est « pas liée à l’appartenance à un territoire, une famille, une langue, […] ce n’est pas l’assignation, la désignation du social, de la culture, mais le fait que ces derniers puissent être parcourus dans tous les sens. C’est le parcours de ce que Deleuze appelle la dé-territorialisation[6]. » Le parcours de Glissant le conduit vers l’errance : « Par la pensée de l’errance nous refusons les racines uniques et qui tuent autour d’elles : la pensée de l’errance est celle des enracinements solidaires et des racines en rhizome. Contre les maladies de l’identité racine unique, elle est et reste le conducteur infini de l’identité relation[7]. » Cette mobilité symbolique– déterritorialisation, parcours, errance– préserve également des pensées de système, « de leur intolérance et de leur sectarisme » ;  c’est « une pensée de l’ambiguïté et de non certitude[8] » qui empêche de vouloir réduire le différent au semblable, de le dominer, de poser une suprématie ou un impérialisme. Elle repose également sur la reconnaissance de l’altérité comme un autre soi, susceptible de rencontrer, d’influencer, de faire évoluer notre pensée et de la relier aux autres.

Il s’agira donc de « remplacer une pensée qui sépare et qui réduit par une pensée qui distingue et qui relie[9] », ainsi que le prône notamment Edgar Morin, afin de répondre aux défis actuels de l’hypermodernité, qui obligent à repenser la notion de condition humaine. Le concept de « reliance », d’abord forgé par le sociologue Marcel Bolle de Bal[10] et que Morin développe en éducation dans La tête bien faite[11] semble particulièrement efficient dans la mesure où son ancrage est pluridisciplinaire. Le terme de reliance, désormais décliné dans de nombreux domaines –anthropologique, sociologique, interculturel–, permet de développer une conception  inclusive du savoir où la prise en compte de l’autre est au cœur même de ce qui relie.

Or, l’enseignement de la littérature est à la fois le lieu possible du développement d’une pensée analogique, « de l’aptitude à contextualiser et globaliser les savoirs[12] », mais également un laboratoire didactique de l’enseignement pluriel, relié, transdisciplinaire propre à la création d’une tête bien faite. « L’ouverture subjective (sympathique à autrui)[13] » et « l’intériorisation de la tolérance »[14] peuvent-ils être à l’origine d’une réflexion didactique, particulièrement en littérature où s’associent les rencontres avec une œuvre, un auteur, une langue ?  Notre réflexion portera sur la littérature, lieu même d’une approche complexe du monde, c’est-à-dire d’une compréhension de soi, des autres, du monde, dans la lignée de travaux déjà engagés en didactique de la littérature. Ainsi, dès 2005, Annick Brillant-Annequin et Jean-François Massol appuyaient le fait que « la littérature contribue à la construction de soi en tant que sujet, en permettant à l’élève lecteur de faire l’expérience de la décentration et de l’altérité, grâce à une confrontation symbolique avec la diversité des valeurs et visions du monde qui s’y trouvent véhiculées[15]».  La littérature, dont l’approche s’inscrit dans la prise en compte de la subjectivité du lecteur, suppose de relier deux conceptions du monde ou deux vécus, celui de l’auteur et le sien. Si l’appropriation subjective de la littérature suppose « d’oser lire depuis soi[16] », elle suppose aussi d’ « oser l’autre[17] ».

Les Rencontres des chercheurs en didactique de la littérature se sont penchées sur la question de la subjectivité en littérature ; le positionnement du sujet lecteur, acteur et auteur de sa lecture a été à l’origine des réflexions, entre autres, sur la génétique textuelle, l’oral, le rapport au patrimoine littéraire, la question des corpus, la multimodalité, les écritures de réception, le lien entre littérature et arts, depuis les Rencontres de Rennes en 2000 jusqu’à celles de Lyon en 2016.

Notre objectif est de repenser la question de l’autre en littérature, comme nous y convie le Domaine 5 du nouveau Socle de connaissances, de compétences et de culture ; en effet ce domaine « implique […] une réflexion sur soi et sur les autres, une ouverture à l’altérité et contribue à la construction de la citoyenneté, en permettant à l’élève d’aborder de façon éclairée de grands débats du monde contemporain[18]. » Pensée en termes de texte du lecteur, de lecture littéraire, mais aussi de lien entre littérature et écriture, littérature et arts, littérature et langage dans « l’espace des prescriptions, l’espace des recommandations, l’espace des pratiques d’enseignement et des apprentissages disciplinaires, l’espace des (re)constructions-appropriations des disciplines par les acteurs[19] », la littérature des altérités est un champ d’investigation ouvert et riche au cœur même de la didactique de la littérature. Il s’agira ainsi de s’intéresser aux moyens et enjeux d’une didactique de la/des littérature(s) fondée sur le développement d’une pensée en rhizome chère à Glissant : une didactique de la relation dans et par une littérature envisagée comme fondamentalement ouverte, plurielle et multiforme, et dont les approches se conçoivent conjointement dans ses manifestations culturelles, artistiques, langagières et multimodales.

Les axes d’étude retenus sont les suivants :

-Axe 1 : Didactique de la littérature française et francophone

-Axe 2 : Didactique de la littérature et pratiques langagières

-Axe 3 : Didactique de la littérature et littéracies numériques

-Axe 4 : Didactique des littératures étrangères et FLE

-Axe 5 : Didactique de la littérature de jeunesse et des arts visuels

Seront retenues prioritairement les propositions de communications qui s’inscrivent précisément dans le cadre de la didactique de la littérature et tenant compte de ce fait d’analyses de pratiques ou de matériaux didactiques, ainsi que de réflexion sur les prescriptions, les programmes, les problématiques d’enseignement.

Les propositions comprendront environ 2000 signes et seront accompagnées d’un titre, d’une notice bio-bibliographique, de cinq mots-clés, d’une bibliographie. Elles devront faire la mention explicite de l’axe dans lequel elles se situent et devront être envoyées simultanément aux deux organisatrices aux adresses suivantes :

magali.jeannin@unicaen.fr

anne.schneider@unicaen.fr

Frais d’inscription : 70 euros pour un chercheur avant le 1er mars 2017. 100 euros à partir du 1er mars 2017. / 35 euros pour un étudiant.

Lieu : ESPE de Caen, 186 rue de la Délivrande, 14000 CAEN

Calendrier :

1-Publication sur Fabula.org et dans les réseaux des chercheurs en didactique de la littérature : 15 octobre

2-Date butoir du retour des propositions : 15 janvier

3-Sélection des propositions : 15 janvier-15 février

4-Avis aux communicants :  à partir du 15 février

5-Programme finalisé : 15 avril

6-Date du colloque : mercredi 31 mai 9 h au samedi 03 juin 2017 16 h

7-Retour des articles : 15 août 2017

8-Relectures et corrections : 15 août 2017 au 15 juin 2018

9-Dépôt du volume : 15 juin 2018

Bibliographie

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Revue :

Altérité et formation des enseignants, Lidil, 39, 2009.

[1] Voir notamment Nicole Aubert, L’individu hypermoderne, Editions Eres, 2006.

[2] Telle l’expérience de Roquentin dans La Nausée, Sartre, Gallimard, 1938. Cette perspective phénoménologique, qui est une philosophie du sujet envisagé dans sa relation avec autrui, est également convoquée par les tenants de l’éducation interculturelle (Martine Abdallah-Pretceille, Louis Porcher, Education et communication interculturelle, PUF, 1996).

[3] Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Quand les murs tombent, l’identité nationale hors-la-loi ?, Edition Galaade, Edition Tout-Monde, 2007, p. 2.

[4] François Laplantine, L’Anthropologie, Petite Bibliothèque Payot, 1987.

[5] François Laplantine, Je, nous et les autres, Le Pommier, 1999, p. 19.

[6] Ibid., p. 85-86.

[7] Edouard Glissant, Philosophie de la relation, NRF Gallimard, 2009, p. 62.

[8] Edouard Glissant, L’imaginaire des langues. Entretiens avec Lise Gauvin (1991-2009),  Gallimard, 2010, p. 37-38.

[9] Edgar Morin, Les sept savoirs nécessaires  à l’éducation du futur, Seuil, 1999, p. 48.

[10] Marcel Bolle de Bal, De la reliance. Voyage au cœur des sciences sociales, L’Harmattan, 1996.

[11] Edgar Morin, La tête bien faite, coll. L’histoire immédiate, Paris, Seuil, 1999. Il défend également ce concept de « reliance » dans d’autres essais, notamment le recueil pluridisciplinaire Relier les connaissances, le défi du XXème siècle, Seuil, 1999.

[12] Edgar Morin, La tête bien faite, op. cit. p.27.

[13] Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Quand les murs tombent, l’identité nationale hors-la-loi ,? op. cit., p. 113.

[14] Ibid.

[15] Annick Brillant-Annequin, Jean-François Massol, Préface, in Annick Brillant-Annequin, Jean-François Massol (dir),  Le pari de la littérature, quelles littératures de l’école au lycée ?, CRDP de Grenoble, 2005, p. 13. Cette réflexion se trouvera d’ailleurs prolongée en novembre 2017 par le colloque « Littérature et valeurs », organisé par Jean-François Massol notamment.

[16] Annie Rouxel, « L’appropriation singulière de la culture littéraire comme fondement d’une identité francophone vivante », in Jean-Pierre Cuq et Patrick Chardenet, Faire vivre les identités, un parcours en francophonie, Editions des archives contemporaines, 2010, p.51-60.

[17] Eric Dugas et Marc Ferréol (dir.), Oser l’autre, altérités et éducabilité dans la France contemporaine, EME éditions,  2015.

[18] Ministère de l’Education Nationale, Socle commun de connaissances, de compétences et de culture,  Bulletin Officiel n°17 du 23 avril 2015.

[19] Yves Reuter, « L’importance du vécu des matières pour comprendre violence et décrochage scolaires » in Oser l’autre, op. cit. , p. 138.

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Discussion

Une réflexion sur “Appel à contribution, « Littérature de l’altérité, altérités de la littérature : moi, nous, les autres, le monde »

  1. On peut s’inventer une identité quand on est orphelin de tout, apatride, exilé. La Terre est le véritable pays. L’identité fixe et stable est chez la police.
    S’enraciner c’est peut-être bien mais quels sont les fruits que votre arbre est capable de donner ? Les enfants sont des fruits naturels mais, qu’êtes-vous capables de donner de vous-mêmes ? Sans compter ?
    La générosité est aussi rare qu’un grain de blé dans un tas de sable.
    La nature est généreuse mais l’Homme est trop souvent avare avec lui-même. En privant l’autre de ce qu’il se devrait de donner, il se prive lui-même d’amour car il a une propension à souffrir et à faire souffrir. Et, au lieu de chanter son contentement, il interdit ses pensées qui lui disent qu’il faut donner tout de soi-même pour que tous les Hommes soient riches !
    Ô, pauvre qui s’ignore ! Avare de ta personne, tu n’es que désolation !
    L’identité est imaginaire : nous sommes tous des humains, point ! Vous jouez le rôle qui vous convient mais vous n’êtes pas forcément le metteur en scène !
    Fous ! Vous pouvez jouer à tout, mais c’est le roi qui juge !
    Citoyen, vous vous nommez, mais d’un trait vous êtes rayé de la liste !
    Changeons de noms comme les jours toujours humains mais si changeants ! Seul le vent adoucit ma peine de voir défiler les Hommes entre les barbelés de leurs drapeaux et qui vont s’humilier au lieu de vivre debout comme la nature a prévu, sans peur et sans reproche. Sans un mot la vie vit.
    Nous sommes la vie et nous possédons la vie cela suffit pour vivre, non ?
    Les rois, les chefs, les patrons, les parents ne sont que des personnages.
    Jouer à l’humain sans nom mais avec un cœur sera le meilleur souvenir de votre passage.
    L’anonyme bienfaiteur porte un nom sur son cœur que seul l’aimé(e) peut lire.
    Pierre Marcel Montmory

    Publié par Pierre Montmory | 18 décembre 2016, 04:19

Le tour du monde des arts francophones

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